dans ma bulle, je vois un rayon de lumière. une lumière claire, une lumière d'espoir. l'espoir, un grand mot donc le synonyme le plus proche est l'attente. l'attente de quoi? celle d'un simple amour passionné. la passion : celle-ci fait d'autant plus souffrir qu'elle n'apaise. la souffrance, une amie fidèle. tous les jours, quelques noires pensées envahissent mon esprit. l'apaisement se retrouve en une voix. cette voix, la tienne qui est mienne. entre nous, deux corps rejoints en un seul coeur. malgré ce semblant de joie, je ressens une certaine tristesse. des doutes, des crises, des pleurs troublent mon existance. tu es loin de moi mais je te sens pourtant si proche. te voir, pour moi, serait une simple renaissance. pour le moment, juste de simples écrits au caractère profond. une âme qui s'exprime dans sa détresse. ces textes semblent si tristes mais pourtant si réalistes. dès que mon stylo effleure une simple feuille de papier, mon envie de m'exprimer ne cesse d'augmenter. cette fureur, parfois, simple tendrese, est comme un jet de flammes lancé par d'ardents regards.cet amour pour toi dit en quelques poémes entraînants. des lignes sincères aux mots touchants la conscience. je meurs sous tant de pages. mon mal exprimé en ces seules façons. je pleure ton absence. à mes yeux, plus rien n'a d'importance. je ne vis plus. je veux partir.partir où? je ne sais pas exactement où aller. continuer ma marche en évitant ce précipice. m'en aller dans un autre monde, peut-être plus simple, en sautant de cette falaise édentée. mon coeur emballé, dont la cause est mon manque de toi, choisira la deuxième solution. pourquoi se poser tant de questions alors que tout est si simple? aller de l'avant sans revenir en arrière. dans ton coeur, se formera ce vide. c'est à mon tour de me montrer absente. malheureusement, mon retour ne sra point. seule mon âme, à jamais, te hantera. un seul acte, une seule pensée ont fait que mon corps vous a quitté. à vous, mes amis, j'avais pensé ne jamais dériver. cette rive, cette falaise. en-dessous, ces rochers, cette eau m'appelant. je m'avance vers le bord. je fais un léger recul. un vertige s'empart de moi. je m'assieds quelques instants. je réfléchis, je pense. cette sensation, juste le manque de présences autour de moi. je me sens libre, prête à partir. je me relève. je fais quelques pas vers ce gouffre. là, je me laisse tomber. mon corps s'entasse violemment sur les pointes rocheuses. la descente est longue, douleureuse. je ne ressens plus rien depuis que ma tête a frappé contre ce bloc de pierres. au fond de mon âme, je me demande pourquoi ai-je fait cela? seule moi-même le sait. j'ai tellement souffert de ton absence. maintenant, je sais très bien que tu vas souffrir sans moi. mais, pourquoi ai-je fait ce pas de trop? était-ce nécessaire? non, ceci ne l'était pas. parce que, pour toi, je voulais vivre. trop de doutes m'ont envahi. en réponse, ce saut meurtrier. quand le lendemain de cet acte, de simples promeneurs ont découvert mon corps bleuâtre, gonflé d'eau, plein de blessures et de tâches, sur cette plage régnée le plus complet de tous les calmes. toi, ayant appris cette bien mauvaise nouvelle, tu t'es précipité à l'emplacement de mon corps. mon dernier baiser, tes premières larmes. ton envie de me rejoindre, dans mon coeur, me réanime malgré ma mort. notre perte, je l'ai provoqué. me retrouver, tu l'as voulu. tes veines saillantes sur tes bras musclés. ton couteau à la main. cette lame pointue a ouvert ces veines. un flotde sang régulier, mélangé à tes larmes, coule sur le sol. bientôt, te voilà à mescôtés pour l'éternité. nous sommes unis à la vie comme à la mort.
alors t'en penses quoi?
sois franc